Dans la Bible, Moïse défendait d'invoquer les esprits par crainte de voir les morts revenir. Quant à Lilith, créature biblique de la religion hébraïque, elle buvait le sang des hommes. Plusieurs divinités grecques pouvaient élaborer des philtres magiques à base de sang humain. En Inde, la déesse Kâli est bien connue pour son goût du sang et des sacrifices humains Plus près de nous, en France au début du siècle, on recommandait aux personnes anémiques de boire régulièrement un bol de sang frais aux abattoirs de Paris.
Un siècle après la chasse aux sorcières qui clôtura le XVIIe siècle, apparaissent les vampires.
En 1725, la ville de Kizilova en Autriche, est sous le choc. Peter Plogojowictz, un paysan, est accusé d'être réapparu après sa mort et d'avoir tué huit personnes.
Sept ans plus tard, on accuse Arnold Paole, un français, des mêmes actes. Le terme de "vampire" est né.
Le XVIIIe siècle, fût aussi le théâtre d'une série d'épidémies qui dévastèrent une partie de la population en Europe. Ces épidémies répétées furent la conséquence de l'accroissement des échanges démographiques. Mais dans les régions les plus reculées comme l'étaient alors les pays d'Europe de l'Est, ces épidémies furent attribuées à des causes irrationnelles, dont le vampirisme.
En effet, la mythologie des pays de l'Est, en particulier la Hongrie et la Roumanie, regorge de créatures démoniaques. Ces dernières réapparaitraient sur terre une fois par an et pourraient prendre corps et se livrer à des batailles. L'issue de ces combats pouvait soit apporter la prospérité au pays, soit les pires épidémies.
Pour se protéger, on entourait les portes et fenêtres d'ail ou on déterrait le cadavre soupçonné d'être un vampire. On lui coupait alors la tête et on lui enfoncait un pieu dans le c½ur. Devenues trop fréquentes, ces expéditions punitives furent interdites par les autorités des différents pays concernés.